Les amazones

Faire l’amour  et faire la guerre :    Histoire des Amazones :  

Madame RIBOTTON

Nous avons fait un voyage depuis le mythe des Amazones en Grèce…..

Les Amazones y sont présentes sur les vases, et chez les poètes : Achille tue Penthésilée, reine des Amazones, et pleure ; Thésée enlève Antiope ; Héraclès déclenche la guerre à Athènes à cause du vol de la ceinture de la reine des Amazones….
Comprenons ces Grecs dont les épouses sont tenues de rester dans le gynécée, à l’écart de toute vie civile, excepté pour la pratique du culte religieux, alors qu’eux sont maîtres des lois sociales.
Lors des combats, ils se trouvent alors confrontés à des femmes « lézards », courageuses, sportives, cavalières, tirant à l’arc et tatouées. Elles provoquent chez  les Grecs l’importante charge érotique du fruit défendu, d’où la naissance du mythe de ces femmes vivant à Thermodon au bord de la Mer Noire, dans une société matriarcale, tuant les enfants mâles ou les rendant au père, se mutilant d’un  sein pour pouvoir tirer à l’arc, s’accouplant un fois l’an sur une colline avec les mâles de la tribu voisine.

                                               … jusqu’à la réalité en Scythie chez les Sauromates.

Nos Grecs avaient en partie raison, mais de nos jours la naissance du mythe se trouve éclairée.
Des fouilles effectuées en Ukraine, dans les kourganes, les tumulus, nous apprennent peu à peu la réalité.        Etymologiquement ces femmes sont « adoratrices de la Lune ».
Les Amazones sont en fait des femmes comme les autres, mais se veulent égales des hommes.
Pour défendre le camp en cas d’attaque, les hommes leur ont appris à tirer à l’arc, à monter à cheval à cru et à califourchon  (et non pas en amazone…). Leur armure est faite d’écailles en or ou en bronze, d’où le terme de « lézard ». Elles ont bien leurs deux seins, mais leur poitrine est très aplatie par leur protection et c’est plus  pour déstabiliser l’adversaire qu’elles  laissent dépasser un sein. D’autant que nos Grecs n’avaient pas le droit de se battre contre les femmes. L’arc utilisé permet de tirer devant et de lancer un hameçon donc les seins ne gênent en aucune façon.
Du matériel de tatouage a été retrouvé dans les kourganes. Elles sont donc  tatouées, marque d’infamie chez les Grecs. Pour elles, le tatouage semble être lié à un rite religieux ou faisant appel à la magie, pouvant être « adoratrices de la Lune ». Les élans et chevaux peints sur elles sont totémiques, ou peut-être une marque d’appartenance à la tribu ?
Elles ont le droit de boire du vin et pire, ce vin n’est même pas coupé avec de l’eau !
Elles boivent du koumiss (lait de jument fermenté), elles en nourrissent leurs enfants en y ajoutant rosée et miel.
Dans leurs tribus on a la preuve qu’il y a des hommes, des femmes, des enfants, même si pour favoriser l’entente entre tribus et la diversité génétique, l’exogamie est pratiquée et les enfants envoyés dans la tribu voisine pour être éduqués. Le matriarcat n’existe pas.
Elles se droguent avec les bourgeons de chanvre dont elles font une sorte d’inhalation, mais nous ignorons si cette pratique est habituelle ou occasionnelle.
Dansaient-elles ? Jouaient elles de la musique ? Rien n’est découvert à l’heure actuelle pour nous renseigner, sauf des petites flûtes en os d’oiseaux. Mais d’autres découvertes sont à venir.
Les Amazones, vous en connaissez….peut-être……..

Certains groupes féministes  et « les Femens » en particulier se réclament d’elles….

Fantasme ou pas ?